Mes chers amis, aujourd’hui, je veux vous parler d’un sujet qui nous concerne tous et me tient particulièrement à cœur.
J’ai découvert l’alternance par une amie qui élève seule ses 6 enfants et tient à ce qu’ils fassent de bonnes études pour trouver un métier correct. En tant qu’écrivain, et pour m’aider dans ma fonction d’auto-entrepreneur j’avais besoin d’assistance en informatique.
La coïncidence tombait bien, l’un de ses fils recherchait une alternance, je l’ai donc engagé pour m’aider. Voilà 6 mois que nous travaillons ensemble, nous nous entendons parfaitement et chacun y trouve son compte, c’est formidable ! Hélas, notre merveilleuse collaboration est menacée par les décisions alarmantes de notre gouvernement prises le 1er mars dernier, sans nous demander notre avis. Quel est l’intérêt de nos dirigeants de mettre en difficulté des jeunes qui essaient courageusement de construire leur avenir et des entreprises qui ont déjà tellement de mal à recruter dans un pays où les arrêts maladie se multiplient. Je vous laisse découvrir ci-dessous l’étrange évolution de notre système éducatif.

Pour rappel, l’alternance a été créée en 1993 sous le régime de François Mitterrand, permet d’allier études et pratique en entreprise. Plébiscitée par les jeunes et les employeurs, cette formule est devenue une combinaison gagnante pour décrocher un diplôme du CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) au bac + 5. C’est aussi une façon pour les jeunes de s’insérer plus rapidement dans la vie active par le
biais d’un premier emploi qualifié.
Le 1er mars 2025, le gouvernement a mis en place une réforme inquiétante pour les étudiants alternants et les entreprises cherchant à recruter une main-d’œuvre moins coûteuse. Ces changements sont préoccupants pour l’avenir des jeunes dont les parents n’ont pas les moyens d’inscrire leurs enfants dans des écoles supérieures même si le gosse est doué. Le message est clair : le travail de notre jeunesse vaut moins qu’avant.
Par ailleurs, l’exonération des cotisations salariales baissant de 79% à 50% du SMIC, il ne restera pas grand-chose pour le quotidien du jeune adulte. La perte mensuelle du salaire d’un étudiant est estimée à 146,43 euros par mois. Il faut revenir sur ces mesures qui fragilisent les jeunes en alternance.
L’éducation est le socle de notre République. Elle doit préparer l’avenir
de notre jeunesse, quel que soit le milieu social de chacun, l’aider à décrocher un diplôme, lui apprendre un métier et entrer dans la vie active. L’alternance offre cette chance à nos descendants dotés d’ambitions. Comment un étudiant peut-il espérer s’en sortir avec un salaire de 1100 euros par mois et payer un loyer de la moitié de son salaire si on lui enlève encore 150 euros ?
Notre devoir à tous est d’investir dans l’éducation, sans oublier d’accompagner les jeunes en difficultés.
Mes chers amis, si vous vous inquiétez pour notre descendance, partageons nos idées afin, qu’ensemble, nous contestions cette réforme qui engage l’avenir de la France.
AMM
