Mes chers amis,
A la télé, à la radio on ne parle que de ça, en effet le problème mérite attention. L’être humain est pris de flémingite aigue. Compulsif, il clique sur son téléphone et se noie dans l’absurde.
Tout le monde en France déplore que les français ne veulent plus travailler. Les petits et grands patrons se plaignent de ne pouvoir recruter du personnel. C’est embêtant ! Les chefs d’entreprises ne peuvent à la fois diriger leur boite et manier la fraiseuse / les chefs de service dans les hôpitaux ne peuvent à la fois sauver des vies et manier le thermomètre.
Depuis le Covid pendant lequel furent découvertes les joies du télétravail, l’emploi normal avec une hiérarchie et des horaires réguliers, n’est plus accepté. Alors, on fait quoi ? La réponse est unanime…La solution trouvée : on vire les étrangers… Hourra ! Il y aura du travail pour tout le monde… N’importe quoi ! Personne, en Europe, ne veut prendre la place des éboueurs ou des égoutiers.
« Repos & Loisirs » est la devise de notre époque ! « Le travail c’est la santé » est une belle formule, répétée par les Présidents de la République, avec laquelle tout le monde est d’accord mais personne n’y adhère. Les gens n’ont plus de rêves de grandeur et préfèrent vivre chichement de l’assistanat plutôt que d’affronter les succès et les défaites d’une profession.
Les plus ardents à mettre le travail à l’honneur furent les Allemands en 1843 par une expression germanique signifiant : « Le travail rend libre« , slogan repris par les Nazis en 1930 qu’ils osèrent apposer à l’entrée des prisons de la Gestapo et des camps de concentration ou d’extermination pour inciter les déportés à travailler plus dur afin de fournir gratos l’industrie Allemande.

Pourtant, malgré l’imposture vécue, les rares rescapés de la Shoah, comme Martin Gray le raconte si bien dans son livre « Au nom de tous les miens », se jetèrent dans le travail à peine avaient-ils retrouvé la liberté : les uns construisirent Israël en moins de 70 ans, les autres créèrent des groupes industriels, commerciaux ou financiers dans le monde entier. Le travail fut pour les Juifs un moyen de surmonter l’horreur de l’holocauste.
Aujourd’hui pas de problème de survie. Eviter la contamination du Covid fut pour tous les habitants de la planète le souci majeur de ces derniers mois. Confiné entre 4 murs, soumis à des rapports humains réduits à l’audiovisuel, et en guise d’activité sportive, la marche à pied dans les rues désertes. Un programme conditionnant l’homme dans un nonchalant laisser-aller auquel il se soumet sans broncher.
Il va de soi qu’il faut élever les enfants entre les deux activités essentielles : travail et sport. Ainsi lancés dans la compétition, l’espoir de gagner les envahit, ils n’ont pas le temps d’entretenir petits malaises et grands vagues à l’âme. Mais les fermetures des salles, l’absentéisme, et les déplacements restreints ont contribué au remplacement de l’ambition par un assistanat financier débilitant pour tous.
Alors la phrase atroce tombe et se répand :
« Pourquoi diantre perdre sa vie à la gagner ? »
