L’avenir de nos enfants

Mes chers amis,

Et ça continue ! C’est la faute à personne, mais c’est dur à supporter. Le second confinement est bien installé, il faut voir les choses du bon côté, il n’y a pas de couvre-feu ! Quel intérêt ? Point de restaurant, ni théâtre, ni cinéma, les villes sont sinistres le soir. En plus, on a peur dans le noir que ne surgisse au détour d’une ruelle obscure, une bande de jeunes qui n’ont rien d’autre à faire que détruire une société dans laquelle ils n’ont plus leur place. Compte tenu de ces conditions autant rester chez soi et regarder les actualités qui se déroulent à l’identique en permanence sans ramener l’espoir de jours meilleurs.
On ne parle pas de ce problème majeur, dont il faudrait pourtant se préoccuper en priorité: – l’avenir de nos enfants – Pris par ses devoirs de chef d’Etat, notre charmant Président de la République évite d’aborder ce sujet.

Jamais on n’a autant économisé sur le quotidien en supprimant les voyages, les distractions et les restaurants, on épargne même sur les courses ! Forcés par la conjoncture actuelle, en six mois les Français ont enrichi leurs comptes en banque de plus de 100 milliards d’euros.
Ne sont-ce pas de fausses économies ? En consommant de moins en moins, on ruine les entreprises ; beaucoup sont obligées de déposer le bilan, le chômage partiel fonctionne, mais l’embauche est gelée, les CDD sont annulés, plus d’offre de stage, les apprentis n’ont plus l’espoir d’apprendre, les nouvelles générations n’ont plus de travail !
Les jeunes d’aujourd’hui qui ont consacré plusieurs années à faire des études de haut niveau afin d’obtenir des diplômes leur permettant de réaliser leurs ambitions se voient dans l’impossibilité d’accéder au marché de l’emploi ! Et ça ne va pas s’arranger ! Le système scolaire étant en net recul, il en sera de même, sinon pire, pour leurs cadets !
Il serait temps de se pencher sur la situation de l’éducation nationale. Quelles décisions vont être prises pour rétablir l’enseignement des milliers d’élèves, de la 6ème à la terminale. Le cursus scolaires va-t-il être réstauré, ou bien est-il envisagé le redoublement pour tous. À tous les niveaux, comment réussir des examens avec une grande carence de connaissance ? Brevet des collèges, bachot, diplômes d’études supérieurs, licences, maîtrises…

Quand va-t-on revenir à une situation normale ? Personne ne s’avance, Le gouvernement, les chefs d’établissement, les professeurs, les éducateurs se protègent dans un silence sidéral. Rien n’indique que nous allons reprendre le cours normal des études. Aucune garantie.
Ce désastre perdure sans compter l’impact psychologique exercé sur les cerveaux des adolescents, comment peuvent-ils résister au néant qui se profile en guise d’avenir. Ils ne sont pas préparés comme les vieux qui en ont vu d’autres !
Sans expérience, sans travail, sans ambition les jeunes n’ont rien d’autre à faire que des bêtises, et glissent dangereusement vers une abrutissante oisiveté. Et même en Isarël où la crise sanitaire et les confinements poussent de nombreux jeunes juifs ultraorthodoxes à quitter la communauté des haredim, pour s’ouvrir au monde.
Entre le premier et le second confinement il y a eu du temps pour étudier cette question cruciale, parfaitement absente des débats et discours des membres de notre gouvernement.
Sacrifier une génération ne semble ni les préoccuper, ni les déranger. Nombreux sont les parents qui comme moi souffrent et sont inquiets de voir se dessiner un futur de plus en plus incertain pour leurs enfants. Et si nous en parlions ?

Je profite du port du masque pour tous vous embrasser,
AMM

En savoir plus sur L'actualité vue par Anne-Marie

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture