L’irresponsabilité politique

Mes amis,

Le confinement est terminé, bien que nous en ayons constaté les avantages, avec la bonne volonté confrontée aux difficultés, il est délicieux de pouvoir aller diner au restaurant, même en terrasse. Un bonheur de revoir ses amis! C’est bon d’oublier momentanément les maladresses de nos dirigeants durant cette crise.
Ils ont beaucoup parlé, avancé des certitudes, des ordres contradictoires et d’inquiétantes menaces ; ils ont pris des décisions catastrophiques comme celle de sortir les prisonniers de prison, afin qu’ils puissent reprendre en toute impunité leurs habitudes : pillages, cambriolages, agressions et attaques des voitures de polices. On dit rien… On fait rien…

Au lieu de continuer à se taire, il faudrait peut-être penser à se trouver un dirigeant digne de ce nom. Mais qui ? Tous les citoyens se posent en vain la question. La politique n’attire plus l’homme qui veut lier son ambition au destin de sa patrie. Jaurès, Clémenceau, Churchill, De Gaulle… Un monde englouti.
Un homme de valeur ne peut se donner pour principale mission de veiller au bien-être de milliers d’assistés qui ne sont en France que pour les subventions dont ils bénéficient gracieusement, alors qu’ils n’ont jamais cotisé à quoi que ce soit ! Pour occuper la première place au gouvernement, il reste le petit malin qui ne veut surtout pas exercer l’autorité d’un chef d’Etat, mais aspire aux avantages en nature offerts par la fonction : logement, personnel à disposition, voiture avec chauffeur, retraite assurée et notoriété.

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Afin d’accéder au confort ad vitam, celui-là s’adonne à toutes les astuces de la communication politique, sa préférée étant celle d’accuser l’autre en cas de danger – Ce n’est jamais sa faute, toujours celle du voisin ! Le président Trump, lui aussi applique à la lettre cette technique :  » C’est pas moi, c’est l’autre !  » Le problème majeur de notre époque est l’irresponsabilité.

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À l’inverse du chef d’entreprise qui ne peut en accuser « un autre » si sa boîte ne marche pas, le politique qui n’a pas été au contact avec le travail, n’en connaît pas les contraintes, les obligations et les sanctions. Il peut dire des âneries, se révéler incompétent, et même voler un peu d’argent aux français avec des notes de frais astronomiques, « Ce n’est pas grave ». Alors qu’on nous accable d’obligations, de privations et de responsabilités, le politique s’en exonère en toute insouciance.
Est-ce une fatalité inexorable ou pensez-vous qu’il est possible de changer cet état en donnant à nos enfants le sens du devoir dès l’école ?

Je vous embrasse,
AMM

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