Un poignant témoignage | A moving testimony

English version

Mes amis,

J’ai reçu ce mail qui m’a bouleversée. Un témoignage trop important pour ne pas le partager avec vous.

AnneMarie Mitterrand

Un poignant témoignage

« À 14 heures, il n’y avait pas grand-monde, place de la République, pour exiger que l’islamiste Traoré soit jugé conformément à la loi, et non déclaré “irresponsable” par des experts-psychiatres et des juges soumis au politiquement correct le plus toxique, tellement conformes à la lâcheté de l’État macronien.

À 15 heures, la foule était un peu plus dense, mais loin d’être impressionnante. La mobilisation de la communauté juive, et de tous ceux qui la soutiennent face à l’islamisme, était de toute évidence un demi-échec. Mais c’était compter sans William Attal.

Place_de_la_Republique_Paris_France

À 15 heures 30, après la séance de slogans hurlés, inhérente à toute manif, le silence se fait : un homme corpulent, âgé mais costaud, habillé de noir et portant une casquette noire, monte à la tribune. Il n’a pas de notes. Il improvise, et, sans une larme, sans un sanglot, sans un cri, sans le moindre signe d’apitoiement ni d’énervement, sans la moindre volonté de vengeance, il se lance dans un discours impressionnant, qui va tenir la foule en haleine des dizaines de minutes.

Ce speech hors-normes est divisé en deux parties. La première consiste à décrire, minute par minute, détail par détail, coup par coup, le déroulement de l’assassinat, depuis la veille du crime jusqu’à la mort de Sarah Halimi. Comme souvent les victimes collatérales d’assassinats, William Attal connaît le dossier à la perfection, et il le décrit à la perfection.

L’agonie de Sarah Halimi est montrée de manière chirurgicale, sans digressions: des faits, des faits, rien de que des faits. Et les faits sont terribles. La scène est d’une sauvagerie vertigineuse et la préméditation crève les yeux.

WilliamAttal
William Attal

La deuxième partie est réservée aux irrégularités de l’instruction. Et là, c’est un déluge de scandales. Les policiers, les juges, les psychiatres, tous, sans exception, ont failli. Wiliam Attal dresse la liste interminable des erreurs et des fautes de la justice française dans cette affaire. La foule est bouche bée. Les juifs de Paris ont beau s’être passionnés pour cette affaire insensée, ils sont ahuris par la quantité de manquements au bon sens, à la morale et à la loi commis par l’État.

Et puis, il y a le moment-clé du discours. William Attal rappelle, pour ceux qui ne le savent pas, qu’un policier se trouvait derrière la porte de Sarah Halimi pendant les vingt minutes qu’a duré la séance de torture. Vingt minutes pendant lesquelles Sarah Halimi a subi vingt-deux fractures du crâne ! Vingt minutes pendant lesquelles elle a hurlé de terreur et de douleur, avant d’être jetée par la fenêtre par Traoré.

À cet instant, Wiliam Attal sort son joker : très intelligemment, très subtilement, il rappelle que la justice française a refusé d’organiser une reconstitution des faits. Et tout le monde comprend instantanément ce qu’il veut dire : il ne faut pas qu’il y ait reconstitution parce que l’État ne doit pas avoir à rendre compte de la passivité totale d’un policier parfaitement équipé pour une telle situation (William Attal a précisé plusieurs fois: “Il était armé jusqu’aux dents”), et qui a préféré ne pas intervenir.

Le sang des auditeurs les plus lucides se glace… William Attal, qui est partie prenante de l’affaire, ne peut pas aller plus loin et dire clairement ce qu’il a en tête, mais la foule le décode sans peine. Et si toute cette machinerie judiciaire délirante avait pour but de couvrir un policier ? Qui est ce policier ? Pourquoi a-t-il eu peur de tuer un islamiste qui tuait une juive ? Sa hiérarchie est-elle impliquée ?

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Ici, il n’y a pas de complotisme. Simplement la juxtaposition de deux faits indéniables : le refus d’intervenir de la police, et le refus d’une reconstitution par la justice. Pensez que Traoré n’a été interrogé que deux mois après les faits! Et que le contenu de son téléphone n’a jamais été examiné ! Il y a, de la part de la justice, un refus obstiné, littéralement pervers, de comprendre ce qui s’est passé. Et si ce refus était une omerta ? Et si l’affaire Sarah Halimi était bien plus grave qu’on ne pense ?

William Attal a laissé la foule conclure par elle-même. Il est descendu de l’estrade humblement, sa mission accomplie. Il était venu informer la France de ce dont elle est malade. Sans un mot politique, ni religieux, sans une phrase méchante, sans une plainte, il a fait son travail de citoyen : dire toute la vérité, rien que la vérité, et comprenne qui pourra. Un homme, un vrai.

Puis, le speaker a annoncé qu’un représentant de la mairie de Paris allait prendre la parole. Huée générale. Nous avons préféré quitter les lieux. Après la magistrale et tellement digne démonstration de William Attal, il était hors de question d’écouter un technocrate idéologique venu chercher le vote juif et aligner des âneries sur le vivre-ensemble. Quand on vient d’entendre ce vieil homme au cœur brisé et à la tête froide, on n’a pas envie de vivre avec le socialisme. »

 


 

My friends,

I received this email which deeply moved me. Too important of a testimony not to share it with you.

AnneMarie Mitterrand

A moving testimony

« At 2 p.m., there were not many people, Place de la République, to demand that the Islamist Traore be judged in accordance with the law, and not declared « irresponsible » by expert psychiatrists and judges, all subjected to the most toxic politically correct, so consistent with the cowardice of the Macronian state.

At 3 p.m., the crowd was a bit denser, but far from impressive. The mobilization of the Jewish community, and of all those who support it in the face of Islamism, would have been half a failure. If it wasn’t for William Attal.

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At 3.30 p.m., after shouting slogans, which always come with demonstrations, there was a silence: a corpulent man, aged but sturdy, dressed in black and wearing a black cap, climbs up to the rostrum. He has no notes. He improvises, and, without a tear, without a sob, without a cry, without the slightest sign of pity or nervousness, without the slightest desire for revenge, he voices out an impressive speech, which will hold the crowd in breath for tens of minutes.

This extraordinary address is divided into two parts. The first consists in describing, minute by minute, detail by detail, piecemeal, the course of the assassination, from the day before the crime until the death of Sarah Halimi. As often for collateral victims of assassinations, William Attal knows the file and lists its content in detail.

Sarah Halimi’s agony is described surgically, without digressions: facts, facts, nothing but facts. And the facts are terrible. The scene is dizzyingly savage and the premeditation is obvious.

WilliamAttal
William Attal

The second part presents the irregularities in the investigation. And there is a deluge of scandals. The police, the judges, the psychiatrists, all, without exception, failed. Wiliam Attal draws up the endless list of errors and faults of French justice in this case. The crowd is speechless. The Jews of Paris may have been passionate about this senseless affair, but they are bewildered by the amount of breaches of common sense, of morals and law committed by the government.

And then there is the key moment of the speech. William Attal recalls, for those who do not know, that a police officer was behind Sarah Halimi’s door while she has been tortured for over twenty minutes. Twenty minutes during which Sarah Halimi suffered twenty-two skull fractures! Twenty minutes during which she screamed in terror and pain, before being thrown out the window by Traore.

At this moment, Wiliam Attal pulls out his joker: very intelligently, very subtly, he recalls that French justice has refused to organize a reenactment of the facts. And everyone instantly understands what he means: there must not be one so the state will not have to account for the total passivity of a police officer perfectly geared up for such a situation (William Attal highlighted several times: « He was armed to the teeth »), and who decided not to intervene.

The blood of the most lucid listeners freezes… William Attal, who is involved in the case, can not go further to clearly say what he has in mind, but the crowd easily decodes it. What if all this delusional judicial machinery was intended to cover a police officer? Who is this policeman? Why was he afraid to kill an Islamist who was torturing a Jewish woman? Is his hierarchy involved?

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There is no conspiracy here. Simply the juxtaposition of two undeniable facts: the refusal to intervene by the police, and the refusal of a reenacment by the justice department. Remember that Traoré was not questioned until two months after the tragedy occured! And that the contents of his phone have never been examined! There is an obstinate, literally perverse refusal from the justice department, to shed a light on the events. What if this refusal was an omerta? What if the Sarah Halimi affair was running deeper than it may appear?

William Attal let the crowd conclude for itself. He came down humbly from the platform, his mission accomplished. He had come to inform France of its sickness. Without a political or religious word, without a mean sentence, without a complaint, he did his job as a citizen: tell the whole truth, nothing but the truth, and understand who can. A man, a real man.

Then, the announcer declared that a representative of the town hall of Paris was going to speak. General hoot. We preferred to leave the place. After the masterful and so worthy demonstration of William Attal, it was out of the question to listen to an ideological technocrat who came to seek the Jewish vote and to serve us absurdities about the « Living together ». After hearing this old man with a broken heart and a cool head, we don’t want to live with socialism. »

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