Les dangers de la galanterie

Mes amis,

Beaucoup d’entre vous sont déjà partis en vacances, seuls les célibataires, amoureux de Paris sont contents de rester dans une ville désertée par ses habitants mais bourrée de touristes qui restent groupés entre eux. La solitude a du bon… Point trop n’en faut… Normal de vouloir la rompre. Messieurs soyez vigilants, et vous les mères de garçons, mettez-les en garde. Mieux vaut être seul à la maison qu’au trou dans une prison. Pour peu qu’un brave gars propose une tasse de thé ou un coca à une charmante personne qui lui sourit en le croisant dans la rue, il risque les menottes.

C’est arrivé il y a trois jours à un ami de longue date, la cinquantaine, tout à fait présentable, et bien élevé. En milieu de journée, une femme d’une quarantaine d’années trébuche sur le trottoir à côté de lui; spontanément il la retient et l’empêche de tomber. Ils font connaissance. Quelle coïncidence! Ils exercent le même métier. Mutuellement, ils s’accordent le plaisir de prendre un verre à la terrasse d’un café. Sympathique pause au cours de laquelle, ils échangent leurs cartes de visite, puis se quittent sur un aimable au revoir, mon copain, qui se veut courtois, lui fait compliment de son charme.

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Le soir même et jusqu’à l’aube, il reçoit une série de messages sur son portable, l’accusant de harcèlement sexuel à l’endroit de la dame en question, le menaçant de lui défoncer la gueule et celle de sa vieille mère dont il a la charge . Au matin le malheureux se précipite au commissariat dont le soutien est réservé : il peut déposer plainte s’il le désire mais sans voie de fait à constater, la police ne peut rien faire pour lui, autrement dit : -Revenez nous voir quand vous serez mort. Connaissant mon infinie tendresse à l’endroit des hommes, le pauvre bougre me téléphone alors pour me demander mon avis à moi, mère de plusieurs fils, il me sait modérément féministe et n’est pas le premier que j’aide à sortir de ce genre de mésaventure. Hélas oui ! J’en ai repêché quelques-uns à l’issue d’une garde à vue injustifiée, pourtant je suis toujours aussi choquée. C’est quoi ce monde de fous qui veut à tous prix éradiquer les bons moments de l’existence tels que l’hommage que rend un homme à une femme en lui faisant la cour, l’émerveillement d’un baiser volé ou le plaisir d’une rencontre éphémère. Oui il y a des sales types qui tapent leur compagne, de grands nerveux qui oublient leurs devoirs, il faut les sanctionner.

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Mais de grâce, évitons les ignobles amalgames, ils ne font pas la majorité. On ne parle jamais des nouveaux mâles à la fois valets de pied, banquiers complaisants, nounous serviables, et de plus en plus timides avec les dames. On ne parle jamais, non plus, des femmes actuelles qui profitent du système si hostile aux hommes. A jouer les victimes, avec larmes et tremblements, elles obtiennent de bonnes rémunérations. En Amérique c’est devenu un racket reconnu. Pour rester libre, le mec casque. Le monde va se couper en deux, les femmes et les hommes chacun de son côté. Et la vie sera triste car ils sont faits pour se compléter, non pour se déchirer. Elles, piliers de famille, eux des éternels enfants qui font rire. Nous sommes tous des êtres humains avec des défauts et des qualités, la femme d’aujourd’hui est prête à tout pour ne pas ressembler à sa mère, trop docile, – Maman, j’aurai pas ta vie – . Ce n’est pas une raison pour détruire l’homme, et l’envoyer en tôle à la plus délicieuse des louanges qu’il murmure timidement.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite de bonnes vacances et de jolis rendez-vous galants.

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