Voilà longtemps que je ne commente plus ce qui se passe autour de nous (les gilets jaunes inspirent de si nombreux plaidoyers qu’il est inutile d’en rajouter), aussi j’ai été très occupée par des déplacements à l’étranger et des soirées littéraires à la maison, dont je me propose de partager avec vous les meilleurs moments.

Nous avons eu d’abord le bonheur de recevoir une femme adorable,Bella Lustyk, auteur d’un récit qu’elle a écrit d’après les souvenirs de son époux Maurice « 13 ans à Paris en 1942 ». Avec ses trois enfants, ils forment une famille unie dans la mémoire de leur père et mari dont Bella évoque les aventures d’adolescent audacieux dans Paris occupé.
Par la suite Emmanuel Deun nous a fait l’honneur de nous présenter son livre paru aux Éditions Imago « le Village des Justes » qui retrace l’histoire des Protestants du Chambon-sur-Lignon. Remarquables par leur comportement, les habitants de la région ont sauvé sans violence mais avec détermination 3.500 citoyens Français de religion Juive pendant la guerre de 39/40. Les invités, de confession Protestante, Catholique ou Juive, se sont tous retrouvés dans la même admiration respectueuse. Max Chaleil, notre orateur protestant et mon frère,Jean-Philppe Hubin, fervent catholique, se sont fort bien entendus.
Le lendemain de cette belle soirée, je partais pour Israël où Musique Russe était publié en Hébreu par mon éditeur Maurice Menache aux éditions Studio Effectiv. Je fus accueillie avec l’enthousiasme exubérant propre à nos amis Israéliens. Mes copines de l’Université de JérusalemAline Goldkranz et Tali Dowek avaient organisé avec Edna Sayada une rencontre à l’institut Romain Gary, à Jérusalem, où mon interlocutriceLynda Asmani fut absolument géniale pour donner envie de lire mon livre ! Notre Président Asher Cohen me fit l’honneur de sa chaleureuse présence. À la Librairie du Foyer, à Tel Aviv, la propriétaire Myriam me reçut avec une grande amitié.

Et puis j’ai revu Avraham Azoulay, journaliste reconnu au Petit Hebdo, un vrai ami . J’ai eu aussi une interview passionnante avec Katy du Studio Qualita, et discuté de Musique Russe avec beaucoup d’autres personnes concernées par ce récit autobiographique qui a marqué mon engagement pour Israël.

Mon voyage s’est terminé chez ma merveilleuse amie Valéry Perez qui eu la gentillesse de m’inviter pour le dîner de Shabbat. Heureusement, mon chef, mon cher Yoram Cohen, mon chaperon préféré Rakel Abitbol, et Carole Azoulay l’agent littéraire qui veille sur moi en Israël, se succédaient pour me guider dans ce pays que je ne connais pas encore assez pour me débrouiller toute seule.
Cependant, une menace terrible assombrissait ces joyeux moments : La guerre était aux portes du pays. Une fois de plus j’ai été témoin du courage et de la force du peuple Israélien ; les nouvelles étaient alarmantes, les roquettes sifflaient de plus en plus proches de Tel Aviv, les enfants de mes amis étaient rappelés à l’armée. Mais… La vie continue… Les Israéliens gardent la tête haute en toutes circonstances.
J’ai quitté Israël admirative mais très ébranlée et suis revenue à Bruxelles, ville paisible et douce. Aviva Abelew, son cousin Philippe et son neveu Michel me reçurent dans les somptueux magasins Bouvy de l’avenue de la Toison d’Or. L’attachée culturelle de l’ambassade, la charmante Agnès Ben Simon, était à mes côtés pour parler de Musique Russe avec humour devant une assemblée attentive, nous avons bien ri !

J’espère que tous mes amis, qui m’ont demandé pourquoi j’étais devenue silencieuse, seront contents de lire mes péripéties, et ne pas voir été trop longue.
Bonnes fêtes de Noël, bonnes vacances. Je vous retrouve pour la nouvelle année.
