Le travail c’est la santé

Je n’ai pas eu le temps de faire autre chose que de terminer la correction de mon prochain livre, un travail sans fin si on est un peu consciencieux, ce n’est jamais assez bien! Pourtant, il faut savoir s’arrêter! Le bouquin est enfin entre les mains de mon éditeur qui doit me donner la date de sa sortie dont je ne manquerai pas de vous tenir informés.

J’avoue me sentir démunie ainsi dépourvue de mon labeur quotidien, ingrat parfois, cent fois revenir sur chaque phrase, c’est pénible, mais qui donne un sens à ma vie.

D’accord je ne suis pas ouvrière à la mine, néanmoins qu’il soit manuel, créatif ou sportif, artisanal, industriel ou intellectuel, le travail sauve de l’introspection malsaine, de l’ennui qu’engendre l’oisiveté et de la paresse dans laquelle on se noie. Le travail est source d’espoir et d’ambition, pas toujours couronné de succès, oui ça peut être dur, oui le patron est autoritaire, les collègues parfois désagréables mais le travail est une raison de se lever le matin, d’avancer et de se faire des amis.

Pas la peine d’aller chez le psy pour comprendre qu’on devient fou quand on ne fiche rien, d’ailleurs, il vous incitera au repos puisque du malaise de ses clients dépend l’état de ses finances.

Tout en France incite les gens à la paresse depuis des années, le travail est sanctionné, moins rentable que l’oisiveté pourquoi diable se donner la peine de travailler? Normal que les habitudes soient prises et remarquable qu’un gouvernement se risque à les contrer. Il faut du courage pour affronter la colère des citoyens paniqués à l’idée de la contrainte la plus anodine.

Les êtres humains sont devenus fous ! Pour une année de retraite sinistre à attendre la mort, pour quelques heures de congé maladie en moins, pour le moindre effort à fournir dans l’espoir de relever le pays, les jeunes et les vieux se mettent en pétard, négligeant les millions que ça coute aux contribuables, ils cassent tout, brûlent les voitures, détruisent les vitrines, saccagent et multiplient les nuits debout et les défilés révolutionnaires. Les éboueurs, les conducteurs de trains, les pilotes d’avions, les préposés aux valises, et les étudiants encore plus vindicatifs que les autres, prêts au combat pour travailler moins, tous unis pour anéantir ceux qui ne pensent pas comme eux.

Normal que les courageux soient manipulés par les feignants, ceux-là ont du temps pour faire la révolution, les premiers le consacrent à leur boulot, on ne peut pas tout faire !

Que se passerait-il si nos gouvernements successifs ne cédaient plus ?

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