Pourquoi faire des promesses perdues d’avance, on table, on promet,
on affirme, la baisse du chômage est imminente, le ton y est : ferme
et définitif ! Et puis flop ! Il est interdit de travailler quand c’est possible ! On marche sur la tête ! Personne n’y est forcé, mais qu’on laisse travailler ceux qui le veulent.
La messe du dimanche est sacrée, le repos toujours recommandé, d’accord, mais chacun son goût ! On a le droit de ne pas aimer se reposer, surtout quand on a pas un rond pour se payer une distraction, musée, cinéma ou restaurant sont défendus. Par ailleurs, il y a plein de gens qui déteste les dimanches. Les divorcés, les esseulés, les éconduits, les sans-familles, pour qui le travail est une question de survie, paniqués par la solitude qui leur tombe sur la tête en refermant la porte de leur logis, le vendredi après le boulot. Je l’ai entendue en confidence cette phrase désolante : -pas un être humain ne m’adressera la parole jusqu’à lundi matin-.Ensuite, ça existe ! Citons les actifs trop occupés pendant la semaine pour faire leurs courses, ils font marcher le commerce le dimanche. Méritent-ils d’être punis ? Dernier petit détail que les personnages hauts placés qui sont aux commandes ont oublié, faut-il qu’ils soient à l’abri des contingences financières ! Le besoin d’argent est la première raison, impérieuse, essentielle de vouloir en gagner, serait-ce le dimanche ! Le pays est en pleine déconfiture, le chômage détruit les individus,les jeunes, les étudiants, des femmes, des hommes, veulent du boulot, ne peut-on leur fiche la paix et les laisser prendre l’emploi qui se présente.
AM
