Chômage et politique

Louis-Adolphe Tessier, Le Chômage, 1886 – Musée des Beaux-Arts d’Angers

Mais pourquoi se désole-t-on si fort du chômage, alors qu’on l’entretient par des lois et des décrets à l’encontre de ceux qui peuvent le diminuer en embauchant! Qui va se risquer -même pas peur – dans une telle aventure ? L’employeur meurt de frousse. La grosse structure est équipée d’un service juridique blindé, à la rigueur, elle peut relever le défi, la petite entreprise, le jeune qui monte sa boite. Non. Il se retrouve seul contre la mauvaise volonté d’un salarié, sa démotivation flagrante, ses revendications injustifiées, souvent des propos menaçants, et sans doute au bout  du chemin de croix, les Prud’Hommes ! Dès le premier entretien, l’employeur essaie de deviner si le demandeur d’emploi veut coopérer au développement de l’entreprise ou profiter du système dont il a étudié tous les avantages qu’il peut en tirer, le plus important étant de se faire licencier pour toucher des allocations chômage. Par instinct l’entrepreneur diffère son engagement, sinon y renonce !  Et si on instaurait un nouveau mode de fonctionnement, si employeurs et employés avaient semblables perspectives,  et mêmes droits. Si à défaut d’amitié ou de bienveillance, le salarié avait un peu de respect pour son patron. Pourquoi les dirigeants politiques n’évoquent jamais cet aspect du problème lié au chômage ? C’est bizarre.

12 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Yo dit :

    AM – continue on est derrière toi…
    Yo

    1. Mon Yoram chéri,
      Mon chef respecté,
      Reste avec moi !
      Baisers et toute ma tendresse.
      Anamaria

  2. Larere dit :

    Très chère Annemarie,
    Tu vises juste quand tu évoques les hésitations d’un employeur au moment des recrutements. J’ai dirigé des sociétés publiques et privées dont les effectifs allaient de 3 à 4000. Je peux dire que j’ai toujours attendu pour décider ou approuver un recrutement d’avoir la conviction que l’absence dudit recrutement était objectivement préjudiciable à une évolution favorable de l’entreprise. Dans le système français, la complexité du droit du travail, le poids des charges, l’attitude des syndicats sont les éléments dissuasifs, qui vous font différer les recrutements le plus longtemps possible. Un employeur embauche facilement s’il sait qu’il pourra débaucher aussi facilement……
    Je t’embrasse
    Xavier L

    1. Cher cher Xavier,
      Merci de participer à mes emportements. Nous vivons une époque incohérente mais lorsque l’on dirige trois à quatre mille personnes, il existe une certaine distance entre employés et employeurs. Là où c’est vraiment impossible à vivre c’est dans les micro sociétés de trois ou quatre personnes au sein desquelles l’employé fait régner la terreur. Moralement, le petit employeur est tellement atteint qu’il ne veut plus embaucher. Et il préfère encore ne pas développer son affaire.
      Je parle de ceux car je les connais bien. Et je les respecte comme on devrait tous les respecter.
      Je t’embrasse fort.
      AM

  3. Suzanne Fendrich dit :

    Madame,
    Enfin de la logique, du raisonnable, avec des mots simples et justes. Il aurait fallu donner des leçons aux Ministres afin qu’ils apprennent l’abc du « comment gérer équitablement et de façon désintéressée un pays ».
    La peinture du chômeur m’a fort émue, elle est magnifique.
    Maintenant ce sont les patrons qui sont à plaindre, les instituteurs et non plus les élèves qui se font malmener, le mot respect ne fait plus partie du vocabulaire courant. Quel monde laissons nous à nos enfants??
    Merci d’écrire comme vous le faites.
    Suzanne Fendrich

    1. Chère Madame
      Merci de votre participation en accord avec ma révolte. Evidemment vous avez raison, c’est à l’école et à la maison qu’il faut apprendre à respecter autrui. Si les jeunes sont insolents voire méprisants avec leurs aînés c’est de la faute de leurs enseignants et de leurs parents L’éducation construit l’avenir.
      Avec toute mon amitié, j’espère à bientôt . Anamaria Mitterrand

  4. Cohen Roland dit :

    Chère Anne Marie, « bon sens » et démagogie ne font pas toujours bon ménage. Pensez à tous ces électeurs potentiels qu’il faut contenter par des promesses et des lois lénifiantes et par une ambiance propice à l’assistanat. Bien sûr qu’il faut aider les cas difficiles, et Dieu sait s’il y en a qu’on n’entend jamais car ils sont timides et modestes… mais pour les autres, les ‘Prudhommes » ça coûte rien et ça peut rapporter gros… alors pourquoi s’en priver ?
    Mais il faudrait surtout donner un peu plus de « peps » aux jeunes qui veulent entreprendre et aux chefs d’entreprises qui envisagent d’embaucher. (Qu’ai-je dit?) Finalement les jeunes qui veulent entreprendre et les chefs d’entreprise ambitieux ne représentent même pas 7% des électeurs… Mieux vaut se tourner vers des pourcentages plus massifs.
    Quant à l’image des entreprises audacieuses, il faudrait non seulement les respecter mais aussi les aimer. La réussite est elle vraiment dans les gênes de notre esprit Français ?

    1. Cher Roland Cohen
      Merci de cet échange qui me conforte dans l’idée que je ne suis pas complètement idiote. Mais vous êtes dans le vrai, l’assistanat dans lequel baignent les Français depuis les années 80 a tué l’ambition et l’esprit d’initiative, je pense cependant que ces qualités n’ont pas disparu de l’esprit Français. Le grand nombre de jeunes qui se sont expatriés, afin de pouvoir exprimer leur courage et leur force en est la preuve. Rien n’est perdu, il suffirait de remettre dans la tête des enfants à l’école, quelques valeurs en place.
      Avec ma reconnaissance pour votre participation et mon amitié Anamaria M

  5. Guillaume Farny dit :

    Je ne vois rien sur ce blog qui soit pauvre ou mal écrit.
    J’ai d’abord aimé le portrait du chômeur par Tessier.
    J’aime aussi la façon dont vous exprimez vos impressions, qui sont aussi les miennes, concernant l’entrepreneuriat, et le partage de risque. Vous le faites avec simplicité mais sans naïveté.
    Concernant le défilé de femmes seins nus, que je n’ai pas vu, je crois que l’autorité de Rome, dans son ensemble, vit dans le déni parfait, et lui aussi ostentatoire, des être sexués que nous sommes, dans le sens où le désir est d’une part le moteur biologique de la perpétuation de l’éspèce, d’autre part un moteur intellectuel et social, qui nous fait essayer de connaître une femme, connaître son plaisir.
    C’est très suspect, de mon point de vue, que le plaisir, et les organes du plaisir, ne soient pas plus commentés par l’Eglise, et portés, puisque ce plaisir nous donne tant de bonheur à vivre (il peut même nous raccrocher à la vie quand tout nous demande de disparaître).
    Je ne comprends pas cette obfuscation du désir et du plaisir chez les hommes de foi.
    Je crois qu’il y a une erreur dans ce catholicisme qui sépare volupté et spiritualité. Essayez de penser sereinement en portant silice, vous verrez que ça n’est pas productif. Au mieux constate-t-on que « ça fait du bien quand ça s’arrête ».
    Sur le mariage je veux vous répondre aussi.
    J’ai envie de commenter ce choix de l’expression « garde-fous ».
    Un coup de folie ne tuera pas l’Amour.
    D’abord, comme le dit si bien Guitry, une incartade ne peut pas faire vaciller un grand amour.
    Ni même l’entretien d’un amant (Le Testament), c’est vous dire ce que c’est que l’Amour vu par Guitry.
    Secondo, je suis résolument POUR un mariage qui serait un contrat de solidarité, notament quand on prend des responsabilités communes.
    Je suis aussi favorable, mais là c’est le qualitatif indissociable de l’action volontaire, libre, et citoyenne, je suis favorable à une déclarations d’Amour devant les citoyens. Parce que c’est reconnaître notre prise de responsabilité affective, à la façon du Petit Prince avec son renard, vis-à-vis de l’être qu’on prétend aimer.
    Le style de votre blog est sage car il procède à minima.
    C’est interessant.
    Lorsque, dans une construction issue de la parole, et du dialogue, on progresse à minima, par certitudes, on a moins de chances de construire des incohérences, ou des contre-vérités.
    Guillaume Farny
    farny.guillaume@yahoo.fr
    guillaumefarny.hautetfort.com

    1. Cher Guillaume Farny,
      Je suis très honorée par votre message, touchée aussi.
      Je ne sais pas pourquoi les religions n’acceptent pas que les être humains puissent prendre du plaisir, je trouve pourtant que c’est un honneur à rendre au créateur. Mais on peut ne pas suivre une religion tout en la respectant, chacun ses choix.
      Dans le cas de ces femmes qui s’exhibent pour provoquer un malheureux vieux Monsieur qui se trouve être le Pape non ! Je trouve ça indigne. De toutes façons, à mon sens les attributs sexuels ainsi exposés nuisent à la sexualité.
      Vous me parlez aussi du mariage et je suis d’accord avec vous ce devrait être un contrat de solidarité, mais là aussi chacun devrait être libre de faire ce qu’il veut. Cependant je suis convaincue qu’un enfant se sent bien entre un père et une mère selon les lois de la nature. C’est déjà difficile de devenir adulte, autant garder des habitudes qui ne sont pas plus mauvaises que d’autres.
      Oui j’essaie d’être mesurée dans mes propos dans l’idée de tempérer les excès dans lesquels on s’égare juste pour se donner de l’importance.
      Merci encore pour l’intérêt de notre échange et j’espère à bientôt. Très amicalement . Anamaria

  6. de Fouquières Sermadiras dit :

    ANNA MARIA
    Tu es formidable , et courageuse , diffuse diffuse tes articles le plus possible..

    1. Je t’embrasse fort fort. Tu es la plus gentille !
      Anamaria

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