Louis-Adolphe Tessier, Le Chômage, 1886 – Musée des Beaux-Arts d’Angers
Mais pourquoi se désole-t-on si fort du chômage, alors qu’on l’entretient par des lois et des décrets à l’encontre de ceux qui peuvent le diminuer en embauchant! Qui va se risquer -même pas peur – dans une telle aventure ? L’employeur meurt de frousse. La grosse structure est équipée d’un service juridique blindé, à la rigueur, elle peut relever le défi, la petite entreprise, le jeune qui monte sa boite. Non. Il se retrouve seul contre la mauvaise volonté d’un salarié, sa démotivation flagrante, ses revendications injustifiées, souvent des propos menaçants, et sans doute au bout du chemin de croix, les Prud’Hommes ! Dès le premier entretien, l’employeur essaie de deviner si le demandeur d’emploi veut coopérer au développement de l’entreprise ou profiter du système dont il a étudié tous les avantages qu’il peut en tirer, le plus important étant de se faire licencier pour toucher des allocations chômage. Par instinct l’entrepreneur diffère son engagement, sinon y renonce ! Et si on instaurait un nouveau mode de fonctionnement, si employeurs et employés avaient semblables perspectives, et mêmes droits. Si à défaut d’amitié ou de bienveillance, le salarié avait un peu de respect pour son patron. Pourquoi les dirigeants politiques n’évoquent jamais cet aspect du problème lié au chômage ? C’est bizarre.
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