J’ai écouté une émission sur les prisons en France
qui m’a interpellée. On plaignait nos prisonniers, trop nombreux,
ils étaient mal logés, la nourriture était mauvaise
et le plus douloureux pour ces braves personnes était de manquer d’affection, ainsi délaissés, ils en voulaient à leurs gardiens
qui les traitaient comme des malfaiteurs !
Ils ont oublié que tuer, violer, voler et terroriser, est interdit
par la loi, en la transgressant, ils ont pris le risque d’accroître
le nombre de détenus, et surcharger les lieux de détention,
dont ils seront les locataires. La bouffe laisse à désirer !
Ils auraient pu y réfléchir avant de zigouiller une vieille dame,
un enfant innocent. L’incarcération est une sanction pas
une récompense dans un quatre étoiles avec un chef en cuisine.
Cependant ces souhaits sont légitimes et méritent
d’être considérés. Les victimes que nous sommes tous,
une ou plusieurs fois dans une vie n’ont qu’à payer
pour le bien-être de leurs agresseurs. Un peu d’élégance
que diable !
Moi, c’est surtout la demande d’affection qui me contrarie.
En ont-ils eux de la tendresse ? Zéro sentiment quand ils vous attaquent par derrière dans la rue, s’introduisent par effraction, cassent le matériel, menacent de tuer votre gosse et braquent
la grand-mère, tout ça pour lui piquer son alliance, puisque,
avec la recrudescence des vols et délits, plus une personne sensée ne garde un bijou à son domicile! Non, ils ne montrent aucune
sorte d’amitié, encore moins si vous avez peur et les suppliez.
Ils sont même impitoyables, hargneux et violents.
J’en sais quelque chose, trois agressions en trois semaines.
O.K. la colère m’a prise, je fus désagréable et la langue bien pendue en dépit du bâillon.
Pour ma défense, les gars n’étaient pas du tout affectueux, menace à l’arme blanche, le couteau dans le cou, ligotée, traînée par terre. Lâches en plus, à six contre une, et pas un pour se montrer,
ne serait-ce qu’un chouia charitable.
Oui, je suis choquée, davantage, la rage me prend.
Comment ces types méchants, durs et cruels osent-ils prétendre
à l’affection de qui que ce soit, eux qui n’en donnent aucune?
Il y a des limites ne pas dépasser, à ce point-là, c’est se foutre du monde.
Mieux vaut en rire ! Ces bandits auraient-ils de l’humour et se plaignent-ils de leur sort bien mérité seulement pour rigoler?
Nos détenus ont besoin d’affection
