La veille de mon départ à New York, on pouvait voir à la télévision des images terribles, le désastre partout, Sandy est passé par là. Après l’ouragan, la tempête de neige. Les avions ne peuvent plus atterrir.
– N’y va pas – me disait-on de toute part. J’y suis allée.
Les Américains sont quand même géniaux.
D’abord on est arrivé pile à l’heure sur une piste dégagée. Il n’y a plus d’essence : nombreux les taxis, attendaient réservoir plein, à la sortie de l’aéroport. Pluies torrentielles, la ville inondée, se munir de bottes était-il recommandé : dans les rues
ensoleillées, les passants, la canette à la main, pressés comme d’habitude, se dépêchaient oui, mais au sec. Les magasins ont fermé leurs portes : non, trente-six heures après la catastrophe, ils étaient ouverts. La ville était éclairée, les restaurants plein de clients de bonne humeur, les serveuses souriantes, les vendeurs aimables…
Certes les gens étaient solidaires de ceux qui subissaient encore les conséquences du désastre, mais ils étaient repartis du bon pied sans une plainte, avec courage.
Oui je pense qu’une population qui sait rebondir aussi vite, après une catastrophe naturelle, mérite l’admiration. Oui, les New Yorkais sont formidables. Vive l’Amérique.
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