Et les valeurs, où diable sont-elles passées ?

Elles étaient inculquées jadis, par les parents, les instituteurs, et les livres scolaires, c’était bon enfant, facile à comprendre ; les leçons de morale à l’adolescence étaient un peu pesantes, mais à force d’être rabâchés, finissaient par s’incruster dans les cerveaux. Le démarche a évolué avec le fameux « Interdit d’interdire », prôné en 1968, la communication devint incontournable.                                                                       
     Plutôt que d’imposer, interprétons-les, adaptons-les, transmettons-les en douceur ces valeurs dites trop directives. Et puis ne sont-elles pas un peu ringardes, usagées à force d’être martelées de génération en génération ? Et c’est là où, tout d’un coup, rien ne va plus : à systématiquement les remettre en cause, on doute de leur importance, et si l’éducateur, le prof ou le parent, n’y croit plus, comment les enseigner ? Finalement, tous ont renoncé, même les manuels ont disparu.                                                                                                                          Personnellement je pense que le sens du bien et du mal devrait aller de soi, cependant, en regardant le monde, c’est une utopie. Dans ce cas, puisque c’est bien ainsi, sur le modèle de l’enseignement religieux, adoptons la manière invasive, et dès la petite enfance, dans chaque famille, chaque école, imposons nos valeurs, même démodées, l’homme en a besoin : honnêteté, respect de l’autre, maîtrise de soi, au final, l’être humain est obéissant, il a donc besoin d’être guidé.
 
 
Anne-Marie Mitterrand

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