Et les valeurs, où diable sont-elles passées ?

Elles étaient inculquées jadis, par les parents, les instituteurs, et les livres scolaires, c’était bon enfant, facile à comprendre ; les leçons de morale à l’adolescence étaient un peu pesantes, mais à force d’être rabâchés, finissaient par s’incruster dans les cerveaux. Le démarche a évolué avec le fameux « Interdit d’interdire », prôné en 1968, la communication devint incontournable.                                                                       
     Plutôt que d’imposer, interprétons-les, adaptons-les, transmettons-les en douceur ces valeurs dites trop directives. Et puis ne sont-elles pas un peu ringardes, usagées à force d’être martelées de génération en génération ? Et c’est là où, tout d’un coup, rien ne va plus : à systématiquement les remettre en cause, on doute de leur importance, et si l’éducateur, le prof ou le parent, n’y croit plus, comment les enseigner ? Finalement, tous ont renoncé, même les manuels ont disparu.                                                                                                                          Personnellement je pense que le sens du bien et du mal devrait aller de soi, cependant, en regardant le monde, c’est une utopie. Dans ce cas, puisque c’est bien ainsi, sur le modèle de l’enseignement religieux, adoptons la manière invasive, et dès la petite enfance, dans chaque famille, chaque école, imposons nos valeurs, même démodées, l’homme en a besoin : honnêteté, respect de l’autre, maîtrise de soi, au final, l’être humain est obéissant, il a donc besoin d’être guidé.
 
 
Anne-Marie Mitterrand

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Supers sympas les commentaires que je lis, j’y ajoute le mien car j’ai terminé la lecture d’attends-moi il y a deux semaines et je dois te dire de consoeur à consoeur que tu es en pleine ascension d’écriture. Il faut plusieurs livres pour atteindre sa plénitude et mon amitié se réjouit que tu y sois.
    Ringardes les valeurs, laisse ce commentaire aux girouettes qui tournent avec le vent de la mode et de la pensée unique. Tu sais ce que je pense de la loyauté et du courage, tu es pareille.
    Je t’embrasse avec toute mon affection et me réjouis d’être ton amie. Maud Tabachnik

  2. Schmidt dit :

    Ma chérie, je suis tellement d’accord avec toi et tu l’écris si bien, sans apparaître en effet comme ringarde, mais en mettant les points sur les i et même sur bien d’autres choses. Et puis surtout cela faisait longtemps que je m’inquiétais de toi, que je me disais je ne la reverrai plus depuis qu’elle est à Milan, que tu me manquais beaucoup et que j’étais d’autant plus triste de ton absence que le 31 janvier, j’aurai 3/4 de siècle, ce qui commence à être inquiétant! Donc j’ai encore quelques jours pour te souhaiter une bonne année 2012 et nous souhaiter de nous revoir très vite, parce que je t’aime comme tu le sais bien: j’aime toutes mes amies, je ne peux pas faire autrement. A mon âge, cela commence à devenir ridicule. Et bien soyons ridicules et aimons nous. Je t’embrasse bien tendrement, Joël

  3. labasoche dit :

    Il est bien triste de voir les valeurs disparaitre au fil des générations… Ce qui révèle un malaise plus profond qu’il parait, mais aussi un manque total de respect pour sois-même et d’autrui.
    Bien cordialement Anne-Marie.

  4. Béatrice Dupont dit :

    Chere Anne Marie
    Votre blog est une bouffee d’oxygene qui dit franchement ce que beaucoup ressentent sans savoir l’exprimer.
    Je me regale a vous lire.
    Que 2012 soit une tres belle annee pour vous.

    Beatrice Dupont

  5. VH dit :

    Je viens de finir de lire le nouveau roman d’Anne-Marie Mitterrand, Reste avec moi. Je devrais dire “dévorer” car il m’a vraiment plu. Je n’ai pas eu le temps de m’y ennuyer ! J’ai ri, j’ai été émue, j’a été choquée. J’ai également été transportée dans les années soixante, une époque que je n’ai pas connue. J’ai véçu mai 68 avec l’un des personnages principaux, Mathilde. Je me suis laissée emporter par le rythme effréné du récit, toute ivre de l’écriture d’Anne-Marie. J’ai apprécié les introductions des personnages et toutes les situations qui y sont décrites. J’ai adoré être le témoin muet de la famille. Et je faisais mes commentaires. J’ai écouté tous les dialogues. Et j’ai refermé le livre. Il était déjà terminé.
    Mercis et bravo !

  6. Khadija Benaissi dit :

    Je suis en train de dévorer “Attends-moi, j’arrive”.
    Mme Mitterrand, votre style d’écriture est exquis et je me régale au fil des pages.
    Concernant ce billet, je ne peux qu’être d’accord avec ces propos. Vous mettez en exergue un point essentiel dans nos vies, un point qui tend à se perdre, à notre plus grand malheur !
    Gardons nos valeurs, et ne cessons pas de les marteler à notre entourage.

    Au plaisir de vous lire.

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