Halte à la consommation sans discernement !

Et voilà l’été s’achève, j’espère que vous avez tous passé de bonnes vacances. Les miennes furent délicieuses, en touriste à Paris. J’ai écrit, j’ai beaucoup lu, et par flemme, j’ai fait la grève des courses, trois semaines à ne bouffer que des produits périmés que jamais je ne servirai à mes invités de crainte de les empoisonner, la paresse aidant, j’ai enfreint les lois élémentaires de la sécurité alimentaire et à ma surprise, tout va bien ! Cependant, la désobéissance m’a fait réfléchir ! Et si cette tendance que nous avons à jeter la nourriture pour une demi-journée de péremption était exagérée? Lors d’une émission sur France 2, Sophie Davant avait soulevé le problème, la conclusion de la discussion avait été claire, prudence oui gâchis intempestif non. La génération qui a vécu la guerre, après avoir connu la faim ne pouvait jeter un morceau de pain la conscience tranquille, les mères de famille de la génération suivante « aménageaient les restes », aujourd’hui à l’époque de l’hyper consommation, c’est direct poubelle, à grande vitesse, souvent même avant la date de péremption. Est-ce bien raisonnable dans un monde en crise où tant de gens sont démunis? Y a-t-il une solution ? Comment changer les habitudes ?

7 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Marie-Paule dit :

    Chère Anne-Marie, j’ai bien ri moi aussi à vous évoquer devant vos boîtes de conserve et vos yaourts périmés. Cela dit, vous avez raison, et moi aussi je ne fais guère attention aux dates des produits qui sont dans mon frigo. À ma connaissance, les grandes surfaces alimentaires font d’ailleurs don de leurs produits en voie de péremption à des organismes sociaux type Emmaüs sans qu’apparemment il n’y ait de conséquences dramatiques pour la santé de leurs consommateurs. Amélie Nothomb a l’air de se porter pas mal aussi : ça me fait penser à Colette qui aimait le raisin quand il est pourri, et au fait que pour les vignes on parle de « pourriture noble »… On est quand même dans une société de gaspillage effréné : j’ai eu à peu près les mêmes réactions que vous en visitant cette année pendant les vacances quelques vide-grenier de province. Ce sont moins des fonds de grenier d’ailleurs que des fonds de placard : inutile de rêver trouver un tableau du XVIIe siècle… Ce sont des centaines de paires de chaussures, de sacs, de vêtements à peine portés – voire jamais portés – qui s’entassent, bradés souvent à moins d’un euro. La plupart du temps, des vêtements de marque sûrement coûteux à l’origine. Le pire (ou le meilleur !), ce sont les affaires d’enfant : pour les vêtements passe, ça grandit vite les bambins ; mais les jouets ! Les stands sont également bien pourvus en vaisselle et en objets décoratifs (?) de toute sorte… Mais, après tout, s’installe là une sorte d’économie parallèle, de recyclage, sympathique et réjouissante. Et il y a du monde à la récupération !

    1. mitterrand Annemarie dit :

      Chère Marie Paule vous et moi nous retrouvons sur les sujets importants. Vous souvenez-vous il y a un an ou deux j’avais voulu donner une grande quantité de vêtements et nous n’avions trouvé personne, bon c’était dans une région où la pauvreté n’est pas très sensibles, mais tout de même c’était triste de jeter tout ces combinaisons et anoraks de sports d’hiver trop petits mais pas très usés, même Emmaüs n’en voulait pas, on a beaucoup de mal à lutter contre le plaisir de la consommation, tout le monde veut du neuf et des marques même pour s’habiller et pourtant dans ce cas on ne risque pas les bactéries, non il n’y a rien à faire, la surconsommation est en route ! On veut du neuf.

  2. mitterrand Annemarie dit :

    Ma Véronique
    Nos pauvres enfants ne comprennent pas, comment leur apprendre à faire attention ? Je passe pour une assassine pourtant ça immunise de bouffer n’importe quoi! Merci pour ta participation positive !

  3. vas tu faire ma très mignonne comme notre amie Amélie Nothomb qui aime paraît-il les fruits pourris ? c’est quoi cette nouvelle philosophie qui me semble valable si elle est menée avec raison ? c’est vrai, les dates peuvent être un peu bousculées, en témoignent ces conserves de tapenade mangées aux bonnes dates qui ont empoisonné des dizaines de gens avec risque létal.
    Certes, ce n’est pas le moment de gâcher mais que comptes tu nous donner à manger le vendredi 23 ? des bisous, plein

  4. constantinoff dit :

    Anne-Marie, tu me fais trop rire! je t’imagine au mois d’août seule avec ton yaourt périmé! mais tu as bien raison. moi aussi, j’ignore les dates. D’ailleurs se sont des dates limites de mise en vente et non de consommation. Et les d’jeunes sont horrifiés de tant d’audace!

  5. cazabea dit :

    Je dis toujours à mes enfants horrifiés de me voir consommer des produits périmés….
    que ces derniers à minuit pile de la fameuse date limite ne le sont pas…..
    mais à minuit une le sont …
    on peut ainsi facilement mesurer le diktat des lois …
    mais une génération nous sépare et ils n’ont jamais vu du lait caillé

    1. Mitterrand Anne Marie dit :

      Je vous le dis! Nos enfants ne lisent pas assez, il suffit de lire sur l’époque de l’occupation pour apprendre ce qu’avoir faim signifie, périmé ou non on avalait

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