Interview

Anne-Marie Mitterrand
Anne-Marie Mitterrand

Quel est votre parcours?

Zéro parcours, pas de diplôme, aucune  performance, des maris, des enfants, j’étais et je reste juste une mère de famille nombreuse, rien de plus classique. Petits enfants petits soucis, les voilà grands, je suis là pour eux quand ils ont besoin de moi.

J’ai peur de l’eau et de la montagne, je n’aime pas l’air, ni les vacances, ni le bridge, mon voyage à moi c’est l’écriture, une fatalité à laquelle on n’échappe pas quand elle vous tombe dessus. Que faire d’une nécessité incontournable, sinon y céder, plus encore, s’y noyer? Chacun son ivresse. Je ne peux m’empêcher d’écrire, roman, récit, théâtre, à la mairie ou au préfet de police, tout est bon, j’écris. Les larmes aux yeux, la rage au cœur ou dans un éclat de rire, c’est à travers mes personnages que je vis la puissance et la gloire, la douleur de la trahison ou les affres de la jalousie. Tout près de moi, le divin Opéra, la voix de la Callas s’élève, me transporte l’âme vers les étoiles. Je me laisse aller à la grandeur, à la force des sentiments, tendresse, violence, je devine, j’invente les excès du pouvoir, les dérapages de l’amour, sa dégoûtante bassesse parfois. Je comprends la beauté de la sexualité ou sa misère. Coupée du monde, j’approche l’intense.

A mon sens, l’écriture est une délivrance interdite dans le quotidien d’une femme ordinaire.

Je n’en reviens pas, cependant c’est la vérité, bientôt mon dixième ouvrage sera publié et l’écriture demeure toujours pour moi l’évasion miraculeuse.

[…] Dans dix ans, ce sera passé dans les mœurs, aujourd’hui lancer un roman non seulement en papier mais également en numérique est un défi qui nécessite du courage et de la ténacité, j’espère nombreux seront les lecteurs qui vont nous aider à gagner ce pari à risque.[…]

Pour découvrir l’interview complet, cliquez ici

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Ça veut dire quoi l’écriture est une délivrance interdite à une femme ordinaire ? les femmes sont 85% de notre lectorat parce qu’elles ont BESOIN de rêver, encore les hommes lisent peu de romans, parce qu’ils ne SAVENT pas rêver.
    Tu dois répondre aux mails, tu n’as pas répondu au mien, je sais c’est du travail mais tu as l’habitude de donner. Je t’embrasse fort.

    1. Hélas figure-toi que je suis débutante dans ce métier et n’ai pas trouvé ni ta première réponse ni la seconde. je réponds d’abord à la plus récente. Oui je dis que j’ai de la veine moi une femme ordinaire, mère de famille très sollicitée, logeuse de choc, oui c’est une chance de pouvoir m’éloigner des problèmes de tous les jours pour vivre la vie de mes personnages. D’autres ont le sport ou la chorale comme refuge. Si je n’avais pas l’écriture je crois bien que je succomberai à la pesanteur du quotidien qui est celui de tout le monde .

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